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 Roderich österreich

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MessageSujet: Roderich österreich   Sam 29 Nov - 23:16



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tadaaa
Messages : 40
Date d'inscription : 02/09/2012
Commentaires : tout va bien hein

Roderich Edelstein
Österreich (Autriche)




IDENTITÉ

❯ NOM :  Edelstein
❯ PRÉNOM :  Roderich Karl Amadeus (on l'appelle Roderich parce qu'il n'a jamais mentionné ses autres prénoms)
❯ SEXE :  Pas très souvent malheureusement.
❯ DATE DE NAISSANCE: 26/10.
❯ LIEU DE NAISSANCE :  Innsbruck, Autriche
❯ AGE :   16
❯ ANNÉE SCOLAIRE :  6ème
❯ MAISON :  Serdaigle
❯ ANIMAL ÉVENTUEL :  Hibou grand duc nommé Schrödinger
❯ ASCENDANCE : sang pur


❯ BAGUETTE : Orme - Licorne - 31cm
❯ PATRONUS : chamois
❯ EPOUVANTARD : Son père lui disant qu'il n'est digne de rien, qu'iléchoue tout le temps, qu'il est déshérité.  
❯ MATIÈRE PRÉFÉRÉE : Art et musique magiques.
❯ MATIÈRE DÉTESTÉE : vol sur balai avant tout
❯ OPTIONS : Art et musiques magiques, Arithmancie et Divination.




►FRATRIE (facultatif) : Kugelmugel

►MOTIVATION (facultatif) :  Préfet. Roderich est un élève qui ne fait aucune entorse au règlement et sa rigueur est exemplaire. Il est réputé pour sa grande attention et participation en cours, et pense que le poste lui permettrait d'aider ses camarades à être plus disciplinés (officiellement) puis cela lui confère un certain pouvoir de sorte à ne plus trop être embêté (officieusement)

►DON PARTICULIER : aucun.






Les apparences font parfois tout.
"Pour vous plaire, je vous sacrifierais volontiers mon bonheur, ma santé, ma vie." Wolfgang Amadeus Mozart


La perfection n'existe pas. Elle est simplement le but que se donnent ceux qui sont constamment insatisfait ou arrogants. Pourtant, on puit en brisant un être et en le formatant à sa guise faire de lui l'expression conforme de certaines valeurs, d'une caste, d'une idéologie. Ainsi, selon certains regards l'être en apparaît un divin modèle alors que selon d'autres il ne sera jamais rien d'autre qu'un être synthétique, dépourvu d'émancipation propre. Ces propos me diriez vous n'ont jamais souffert d'aucune illustration notable. Si ils furent appliqués, sans doute que l'objet de ces pratiques avait fini d'une manière ou d'une autre par avoir la folle envie de sortir des rails, d'imposer sa conscience...

Il avançait d'un pas cadencé, que l'on aurait même pu qualifier de gracieux, un pas plein de rigueur et d'assurance. Son corps, droit, les épaules en arrière, la tête haute, avait ce maintien régalien qui ne sied qu'aux plus hautes castes sociales, rois ou princes. Jamais affaissé, cela conférait à son aura une prestance majestueuse qui imposait le respect. Tout était calculé dans ce but. Lorsque vous le suiviez du regard jamais il ne daignait détourner les yeux vers vous, et si vous lui adressiez la parole, il vous regarderais droit dans les yeux, vous toisant de cet air froid et hautain vous faisant bien sentir qu'il est noble lui, qu'il à du mérite lui. L'autrichien sculptural savait qu'a un moment ou à un autre il serait l'objet des regards ainsi tenait toujours à parfaitement paraître.

Dans l'hypothèse ou vous lui auriez adressé la parole donc, il vous aurait répondu d'un ton des plus calmes et neutre, accrochant votre regard de sorte à ce que vous puissiez remarquer des yeux frangés de cils bruns aux iris d'un bleu profond que l'on croirait violet sous un certain éclairage. D'aucun sans chercher plus loin auraient qualifié cette insolite coloration d'"améthyste", mais nous lui préférerons le terme d'"indigo". Ce regard était subtilement souligné par des lunettes aux montures fines, car souffrant d'une hypermétropie il était vain de lui demander de lire un texte lorsque le livre était tenu trop proche, dépourvu de cet accessoire. Or cela il possédait un visage fin, sans une once de graisse, presque sec, d'une carnation pâle dénotant d'une très faible exposition solaire en définitive. Ses lèvres fines n'arboraient que rarement un sourire bien souvent léger, ainsi vous constateriez sans doute une expression très fermée. Ses sourcils bruns s'arquaient souvent pour présenter une position haussée lorsque sir Edelstein était intrigué ou exprimait du dégoût, ou froncée lorsque votre sujet d'observation en venait à s'agacer voir à s’énerver. Il faut pour conclure l'étude du faciès précédant l'écoute du propos préciser qu'il porte un grain de beauté notable sous la lèvre ne gâchant en rien l'harmonie faciale.

Roderich s'exprimait d'un ton calme et neutre et sa voix n'était point désagréable. A vrai dire, on la situerais entre le ténor et le baryton et nul doute qu'il ferait une bonne voix pour des lieder ou des opéras. Il n'haussait jamais vraiment le ton.

Dans l'hypothèse ou vous n'auriez décidé de vous approcher de lui pour lui parler, ce qui implique que vous vous seriez contenté de l'observer de loin vous auriez remarqué une carrure et une structure globale fragile, des membres longs et fins mais peu appropriés à l'effort. Un artiste, un érudit avant tout. Un homme ayant laissé les disciplines du corps pour celles de l'esprit. D'un apprêt impeccablement tant au niveau de la coiffure, d'un brun sombre toujours arrangée vers l'arrière en dépit des mèches plus courtes balayant son front présentant pour seul signe rebelle un épis capillaire formant une boucle, un insolite point d'interrogation sur sa chevelure, qu'au niveau de l'habillement, sans un pli de trop, l’uniforme porté comme demandé et non autrement sa cravate bleu toujours droite, l'insigne de préfet en évidence. En dehors de l’uniforme il ne portant rien d'autre que du sobre et formel, le plus souvent un ensemble composée par une veste noire sobre une chemise et un pantalon assorti a la veste...


Mais la psyché n'y transparaît jamais pleinement
"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons." Sigmund Freud
"Il ne sert à rien d'éprouver les plus beaux sentiments si l'on ne parvient pas à les communiquer." Stefan Zweig



Qu'ajouter de plus au tableau si ce n'est sa psychologie ? Composée de couches successives, sa psyché globale ne se laissait point entrevoir aisément. Il fallait bien le connaitre pour pouvoir prévoir ses pensées réelles et même ainsi cela restait ardu. Ce que nous pouvions affirmer tout d'abord était que notre homme en toutes circonstances montrait la tenue d'un aristocrate. Un port altier, un vocabulaire étudié, des formulations alambiquées, un vouvoiement omniprésent et une courtoisie qui cependant n'admettait jamais de sourire. Impassible et impénétrable il pouvait soit vois toiser d'un air hautain et suffisant, soit vous traiter avec égards et considération en fonction du fait qu'il vous connaisse ou non, qu'il vous apprécie ou non. Par défaut il sera envers une personne de laquelle il n'a aucun a priori rien de plus que distant et calme. Il montrait un aisance particulière dans les société mondaines, bien que toujours très secret à propos de lui même, tâchant de se montrer "parfait". Perfection et Noblesse, sans doute ses deux maîtres mots auxquels s'ajoutait parfois Souvenir. De façade on pouvait donc le décrire insensible et noble, en toute circonstances. Hypocrite également car il se montrait conciliant lorsque l'exigeait la situation, prenant sur lui. Austère, rigide, froid auraient été tant d'autres adjectifs lui seyant à merveille. En effet l'on ne voyait que rarement d'autres expressions sur son visage que celle marquées par les mouvements de ses sourcils. En outre, il s'appliquait une rigueur, des règles, une ligne de conduite si stricte qu'il n'avait moyen d’être autrement qu'ainsi.

Sous cette carapace de glace, on voyait qu'il était intelligent. Calculateur. Roderich comprenait parfaitement les ressorts de l'âme humaine, mais ne voulait tout simplement pas faire l'effort d'être en compagnie de certaines personnes et en compagnie tout court, parfois. Il arrivait qu'il s'éloigne volontairement des autres. Depuis sa plus tendre enfance il avait vécu dans l'optique d'être à l'apogée de la réussite qui impliquait une réussite scolaire et plus tard sociale et économique, au sommet du monde. Mais cela ne l'avait pas rendu heureux, prisonnier de son carcan d'obligations dont il ne voulait pas se défaire. Cela ne l’empêchait pas d'envier la liberté de certains autres, une liberté qui quand elle prenait trop d'ampleur il pouvait chercher à réprimer.

Mais il y'avait à coté de tout ce qui pouvait l'agacer des plaisirs qu'il s'accordait. Le premier et le plus représentatif était la musique. Lorsque l'on était attentif on pouvait deviner que l'homme et la musique ne faisaient qu'un et n'étaient point deux entités différentes. Toutes ces émotions que le noble ne montrait pas ses morceaux les exprimaient, les sublimaient. La musique au delà d'être une passion était un refuge ou un défouloir. Toujours était il que l'aristocrate restait un virtuose, un véritable maître dans cet art. A coté de cela il aimait entre autre, les ouvrages de philosophie, les activités calmes telles que les jeux de société, cuisiner et étudier.

Sous ses dehors froids et insensibles il n'en était pas moins une personne dotée de sentiments. Il avait sa sensibilité à lui simplement. Roderich appréciait particulièrement les élèves les plus jeunes en âge qui avaient tendance à s'émerveiller de son grade et à le respecter, ayant parfois tendance à être moins strict envers eux. Autrement sir Edelstein était capable d'aimer, mais simplement une seule personne. Cependant cette personne recevait tout ses égards et sa plus entière fidélité. Droit en amour comme dans la vie il savait être passionné, mesuré et attentionné sur ce plan la. Cette personne répondait au nom d'Elisaveta et que le sentiment qu'il ait pour elle soit réciproque ou non il gardait pour elle la même attention. Il convient de préciser que dans ses autres relations il devait s’accommoder à une personne pour réellement s’intéresser à elle ou même en venir à l'apprécier.

Par contre il n'avait pas de problèmes notables avec les animaux. Il possédait lui même un hibou grand duc qu'il transportait parfois sur son épaule. Il se rendait souvent à la volière pour observer les oiseaux. Attachés aux traditions, surtout les traditions alpines il apparaissait qu'il avait une certaine connaissance de la faune et la flore des Alpes. La légende voudrait que si on avait de la chance on pouvait le surprendre a yodeler... Autrement, danseur émérite, de par son éducation notamment, les danses telles que la valse lui étaient familières, aussi bien que ce qui était issu de son folklore natal.





Sans l'analyse du passé, l'étude reste bien incomplète.
"Jouis toujours du présent avec discernement, ainsi le passé te sera un beau souvenir et l'avenir ne sera pas un épouvantail." Franz Schubert


Le piano encore une fois faisait entendre sa complainte. Cela imposait à la salle des Serdaigles une atmosphère particulière entre le silence religieux par respect pour le musicien et le bruit des plumes grattant les parchemins. Il jouait souvent tard si bien qu'il avait souvent un auditoire restreint, mais sans doute le faisait il exprès car il estimait que sa musique n'appartenait qu'a lui. Roderich profitait de ces moments qu'il s'accordait pour peut être revoir le cours des seize années de son existence. Du moins si tel était le cas son jeu était toujours égal, sans fausse note, sans instant d'égarement...

Innsbruck. Pas la plus grande ville d'Autriche et de loin, ni sans doute la plus belle, mais nichée au cœur des Alpes, elle accueillait une large population de Moldu. Seconde ville d'Europe se situant au cœur des montagnes par la taille et le nombre d'habitant elle n'en avait pas moins un héritage culturel important, auquel la pratique des sports d'hivers ne nuisait pas. La, en périphérie de la ville, installé dans les montagnes, se situait le grand manoir de la famille Edelstein. Un manoir immense, superbe, profitant de la beauté de l'architecture autrichienne classique et des avantages dus à la condition de sang-pur de ses habitants. Les moldus n'y pénétraient jamais et jamais n'avaient l'idée de monter visiter le domaine ainsi, reclus de la ville traversée par l'Inn, ils ne s'y rendaient que pour le nécessaire ou pour trouver les quelques rares lieux attribués aux sorciers. L'Autriche ne comptait que peu de sorciers en comparaison d'autres pays tels que les britanniques ou encore les slaves mais ceux ci étaient bien organisés, et centralisés souvent autour de Vienne ce qui constituait en ce lieu une communauté non négligeable. Les sorciers de la nation alpine étaient connus dans le monde pour leur grande maîtrise des arts magiques et en particulier la musique. A défaut de produire des mages de combats les familles  nobles s'étaient tournés vers les arts qui ne risquaient pas d'engendrer des pertes au moins. La famille Edelstein, dans ce contexte, pouvait être vue comme une anticonformiste attachée aux vielles valeurs, vivant dans le passé. Alors que la majorité des grandes familles se modernisaient et rejoignaient Vienne, ils restaient parqués dans leur nid d'aigle, entre anciennes traditions et une absolue rigueur.

C'était dans cet environnement qu'était né Roderich. Une famille qui à force de se retrancher avait contracté des tares, qui pour préserver son sang s'était donnée à l'inceste. Sans doute l'une de ses arrière grands mères s'était elle donnée à son frère ou quelque cousin, oncle ou tante, mais lui l'ignorait et cela ne transparaissait pas sur sa personne. Roderich en soi était un prénom ancien, peu commun, mais lourd de sens. Signifiant d'une certaine manière "gloire" et "puissance", les ambitions étaient hautes sur le petit enfant, non le petit héritier tout juste arrivé dans le foyer. A peine né il allait être formé pour entrer dans le moule de sa catégorie sociale, adopter la pensée et les activités de ses ainés, devenir "l'héritier parfait" comme le désiraient ses géniteurs. Géniteurs et non parents car ceux ci ne lui donnaient point d'amour, simplement de quoi pouvoir devenir un grand sorcier et porter haut le nom Edelstein.

Très vite, l'on s'empressa de vérifier si le jeune garçon n'était pas un Cracmol. Quel disgrâce pour la famille si c'était le cas ! Il se trouva très malhabile avec les balais jouets que l'on lui présenta, très tôt, dès qu'il put marcher et gambader sur ses deux jambes. Cela causa la désapprobation de ses parents, mais l'enfant étant de constitution fragile l'on n'insista pas. Cependant, toutes les pratiques magiques furent passées au crible pour déterminer les dons de l'enfant. L'on espérait peut être qu'il manifeste des talents incongrus mais apparemment il semblait destiné a devenir un sorcier du commun. L'enfant fut pris en charge par une foule de précepteurs, venus parfois de loin et payés à prix d'or pour en faire l'héritier "parfait". La perfection étaient le but que les fiers parents voulaient pour leur enfant aux détriments d'autres choses, mais cette perfection était celle selon leur point de vue. L'on nota que s'il apprenait rapidement avec application, l'on avait au moyen de sortilège d'Impero endigué ses volontés enfantines de résistance à cet apprentissage forcé. Toute velléité de résistance avaient été annihilée. On le mit dans le culte du travail, prônant que l'échec n'était guère tolérable.
Lorsqu'il mettait un pied en dehors de la ligne tracée pour lui il était battu. Lorsqu'il disait quelque chose n'entrant pas dans l'ordre de pensée de sa famille il se faisait rabrouer. Mais très vite il prit le pli. Il sut quels étaient ses territoires autorisés et interdits. Il gagna rapidement en maturité pour trouver ses espaces de liberté et cette liberté il la trouva dans la musique. Roderich trouvait en cette discipline, notamment le piano un échappatoire, une manière d'exprimer son véritable ressenti biaisée. Mais, formaté à sa condition il devint l'image de ce noble au manières policées, au vouvoiement omniprésent à la tenue impeccable, impassible en toute situation respectant le protocole au mot près. Ainsi il faisait réellement la fierté de ses parents montrant une grande intelligence dans les domaines de l'esprit et une accablante nullité dans les domaines un tant soit peu sportifs. Seule la randonnée en montagne était une activité physique à laquelle il s'adonnait volontiers, pour observer les nombreuses créatures habitant l'espace naturel des Alpes. Ces sorties étaient toujours accompagnée car le garçonnet restait jeune mais pour lui merveilleuses, car il n'était plus coincé dans le manoir.

Naquit au terme de sa 5ème année d'existence son jeune frère. Bien entendu ce qui est mentionné plus haut s'étendait sur plus long de 5 ans mais ce frère était négligé dans la famille. Roderich n'avait pas de temps pour lui et lui même était trop centre de l'attention pour que l'on se préoccupe du jeune garçon. Garçon qui eut plus de soin de la part des nourrice, qui eut une enfance bien plus normal que celle de son frère. La relation des deux frères était difficile à qualifier. Roderich semblait tenter de se rapprocher de lui en lui enseignant certaines choses mais le plus petit avait tendance à n'en faire qu'a sa tête et être bien plus sujet aux extravagances. Pour ses autres relations, Roderich avait sa familles et les enfants des amis de ses parents. Les nobles autrichiens avaient des contact avec de nombreuses familles de sang-pur germanique, notamment la famille Beilschimdt. Les deux familles souhaitant créer des liens forts et ayant deux enfants du même âge avaient imposés a leurs fils de sympathiser, mais les deux enfants voyant la une bonne occasion de s'émanciper se mirent à se détester d'un commun accord.

Cette période toucha sa fin lorsqu'une lettre de Poudlard, la prestigieuse école de sorcellerie britannique convoqua l'aîné de la fratrie. Bien sur tout le monde  fut étonné qu'il ne soit pas convoqué à l'école de Bavière comme l'étaient ses aînés mais il fallait se plier aux décisions des hautes administrations. Alors s'ensuivit un voyage à Vienne pour acheter le matériel nécessaire. Vienne fut pour l'autrichien un émerveillement. Son statut de sang pur le poussait à ignorer voire à mépriser systématiquement les moldus, mais les sorciers... Il n'en avait jamais vu autant. Le jeune montagnard qu'il était découvrait la capitale de la musique classique et de la culture d'Europe centrale. Cette excursion loin du folklore alpin lui plut, mais il était conscient qu'a peine arrivé dans cet environnement il devrait le quitter. En un sens il était ennuyé à l'idée de quitter sa terre natale, ses Alpes, ce qu'il avait toujours connu entre autre. Se séparer de sa famille ne lui causait en revanche aucun problème. Ces gens qui ne lui avaient jamais accordé rien d'autre qu'une attention purement intéressée ne pouvaient pas obtenir un amour qu'il était incapable de donner. N'ayant jamais réellement reçu celui ci, Roderich s'était constitué un cœur de glace, rejetant toute sentimentalité au profit de la rationalité.


Son entrée à Poudlard fut pour lui un événement d'importance. Pour la première fois il côtoyait des jeunes de son âge n'étant pas de sa famille ou des enfants des amis de ses parents. Il avait pour les autres une sorte de fascination, qu'il dissimulait bien. Directement, sans trop tergiverser on l'envoya à Serdaigle. Le Choixpeau et sa propre volonté s'accordaient sur cela. Bien vite, il créa des liens avec les autres, peut être par curiosité ou car il estimait ne pas avoir le choix. Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver les fils Beilschmidt. Si sa décision arbitraire d'entretenir une mésentente avec Gilbert était toujours valable, il n'avait rien contre son jeune frère, Ludwig, trouvant au contraire qu'il était respectable et respectait de bonnes valeurs.

Ce fut également la première fois qu'il tomba amoureux. Novice en matière de sentiments, il n'en connaissait pas moins ce qu'il convenait de faire lorsqu'il s'agissait de séduire une jeune femme. Cela faisait partie des codes que l'on lui avait inculqué...





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❯ SEXE : pas encore désolé /PAN/ Bah comme tout le monde
❯ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? les admins sont awesome, rien d'autre à dire
❯ NIVEAU RP : A vous de juger, si des gens veulent se faire une idée je leur envoie de mes rps.

PS : Je tiens a préciser que le fait que Roderich joue du Chopin quand il est en colère est une légende. Il en à peut être joué une fois à Ludwig mais c'est tout.

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Dernière édition par Kanji le Dim 11 Jan - 9:54, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Roderich österreich   Mer 3 Déc - 16:04



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tadaaa
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Commentaires : tout va bien hein

https://www.youtube.com/watch?v=PBo-n_17XU0

Ses doigts fins passaient sur les touches du clavier. L'instrument se pliait à sa volonté, mais mieux que cela, il était connecté à son esprit et chaque note s'élevait était sublime, divine. Roderich n'avait pas d'égal en matière de musique. Lorsqu'il jouait le temps semblait se figer, tous s’arrêtant pour écouter, profiter de la grâce qui le pianiste, non le virtuose leur faisait en leur permettant d'ouïr telles notes. Lui avait travaillé durement pour arriver à ce niveau qu'envieraient même les anges. Une musique qui recevait tant d'éloges qu'il ne doutait plus de sa qualité.

I've heard there was a secret chord
J'ai entendu dire qu'il y avait un accord secret
That David played and it pleased the Lord
Que David jouait et cela plaisait au Seigneur

Mais elle, la seule que cette musique souhaitait atteindre y semblait sourde. Il lui demandait pourtant expressément de se placer à coté du piano, mais chaque fois elle semblait ailleurs. Il redoublait pourtant d'effort et d'attention, des notes toujours plus pures, toujours plus proches de ses sentiments mais jamais elle n'avait pour lui plus qu'une remarque polie...

But you don't really care for music, do you ?
Mais tu ne t'interresses pas vraiment à la musique, n'est-ce pas ?

Alors nuit et jour dès qu'il avait du temps il composait. Ses obligations d'Empire parfois mises de coté pour trouver enfin l'accord parfait, la mélodie la plus harmonieuses celle qui telle une flèche saurait percer son cœur. Tant de nuit sans dormir ou sa plume inlassable notait sur les partitions immaculées des noires, des blanches, inlassablement. Tant de jour ou ses taches régaliennes étaient reléguée au second plan pour écrire la confession de son âme sur le papier à musique. Lorsqu'elle arrivait il feignait de travailler à autre chose. Il savait au fond qu'un jour elle saurait tout l'amour qu'il à pour elle, qu'elle aussi écouterait sa musique.

It goes like this, the fourth the fifth
Ça faisait ainsi, le quatrième et le cinquième
The minor fall and the major lift
Le mineur descend et le majeur monte
The baffled king composing Hallelujah
Le roi déconcerté composant Alleluia

Chaque fois qu'elle passait près de lui il ne désirait qu'enfin pouvoir lui chanter. Mais ce n'était pas prêt. Pas encore.

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Roderich avait confiance en sa musique et en ses capacités, mais il ignorait si cela suffirait à la conquérir, alors il se mit à la chercher pour pouvoir lui jouer enfin. Les partitions en main il sentait qu'il était nécessaire qu'elle l'entende enfin. C'est ainsi qu'il la vit à la lueur de la lune sortir du lac telle une naïade. Il s'élança vers elle, son cœur empli d'amour, ses yeux pleins de sa beauté. Les partitions s'envolèrent, son travail s'envola mais l'autrichien n'avait qu'un unique objectif désormais. Troublé par l'amour il ne souhaitait que la rejoindre.

Your faith was strong but you needed proof
Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves
You saw her bathing on the roof
Tu l'as vue se baigner sur le toit
Her beauty and the moonlight overthrew you
Sa beauté et la lumière de la lune t'ont renversé

Elle l’accueillit avec un sourire et sans attendre ils rentrèrent. Elisaveta sut qu'au plus profond de lui il lui était entièrement acquis. Alors, sans se préoccuper de leur situation elle le prit, cet aristocrate si novice en matière d'amour, elle le prit et renversa son statut de roi dans sa propre maison. Régnant sur son cœur, elle pouvait prétendre régner sur sa personne. Il consentait à lui céder toute sa personne, toute sa dignité pour pouvoir la garder. Elle fut la seule à pouvoir lui tirer des mots d'amour sincères, et pour la première fois ses sentiments s'exprimèrent autrement que par la musique.

She tied you to a kitchen chair
Elle t'a attaché à une chaise de cuisine
She broke your throne, she cut your hair
Elle a brisé ton trône, et t'a coupé les cheveux
And from your lips she drew the Hallelujah
Et de tes lèvres elle a dessiné l'Alleluia

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Sa maison était pourtant la même mais il n'y avait plus l'exclusivité de la régence. Elle était devenue reine chez lui. Pourtant il y reconnaissait tout dans cet endroit ou il était passé des centaines de fois. Tout cependant lui semblait sublimé. La présence de l'amour donnait une autre saveur à tout ce qu'il avait toujours connu. Il avait eu l'habitude de s'occuper de tout en solitaire, au dessus des autres. Mais depuis qu'elle était chez lui, elle avait attiré son attention, son aura avait su accrocher son cœur froid. Roderich ne s'en plaignait pas, il se sentait avec cela une force nouvelle. Celle de n'être plus seul.

Maybe I have been here before
Peut-être que je suis passé par là
I know this room, I've walked this floor
Je connais cette pièce, j'ai marché sur ce plancher
I use to live alone before I knew you
J'avais l'habitude de vivre seul avant de te connaître

Mais les années passant elle finit par s'en aller elle aussi de cette trop grande maison. Les défaites n'apportent jamais de bonnes nouvelles, son drapeau se défit du sien. Tous le laissèrent seul mais pour lui la plus grande déchirure fut de la perdre elle. Il ignorait ce qu'au fond elle pensait vraiment mais le fait était qu'elle ne voulait plus de lui et il se sentait amer, bafoué. Roderich avait donné le meilleur de lui pour se faire briser en retour. Derrière la carapace de glace au déla de laquelle elle avait su voir il était fragile. Trop fragile. Sa musique altérée par cela n'en reflèta plus qu'un état d'amertume et de tristesse que plus personne ne serait la pour entendre.

I've seen your flag on the marble arch
J'ai vu ton drapeau sur l'arc (de triomphe) de marbre
Love is not a victory march
L'amour n'est pas une marche victorieuse
It's a cold and it's a broken Hallelujah
C'est un Alleluia froid et brisé

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Mais il s'était montré injuste dans son jugement avec elle. Elle s'était également sentie trahie. Car si à une période ou il jouait encore souvent elle pouvait lire tout ce qui se passait en lui le temps allant c'était de moins en moins le cas. Il avait fini par se refermer, même à elle, se faisant bien trop possessif. S'en était devenu insoutenable. Figé et formel à l'aube de cette guerre, il semblait par cette attitude renier tout le chemin parcouru ensemble.

There was a time you let me know
Il fut un temps, tu me laissais savoir
What's really going on below
Ce qui se passait vraiment en dessous
But now you never show it to me, do you ?
Mais maintenant tu ne me le montre plus, n'est-ce pas ?

Pourtant au début la passion les transportait comme elle n'avait jamais transporté deux êtres. L'amour, le respect, tout était mêlée pour formée une relation idyllique, ou chaque amour était plus merveilleux, ou chaque parole semblait gage de paix, ou chaque caresse semblait une prière. Une harmonie fusionnelle inégalable sans doute pensaient t'il. Leur relation était un hymne à l'amour, entre le son du piano et celui de leurs voix respectives, mais maintenant tout était terminé, l'hymen avait pris fin.

And remember when I moved in you
Et souviens toi quand j'ai emmenagé chez toi
And the holy dove was moving too
Et que la sainte colombe bougeait aussi
And every breath we drew was Hallelujah
Et chacune de nos respirations était un Alleluia

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Le temps continua son oeuvre, cruel. Une seconde guerre s’annonça et lui se referma totalement. Alliés sans jamais se croiser, chacun priant pour retrouver leur ancienne situation ils cherchaient cependant à faire payer l'autre de sa traîtrise, faisant comme si l'autre n'existait pas. Lui, impitoyable, s'en alla vivre ailleurs, loin de cette maison pleine de souvenir, elle ne retourna plus jamais dans ce lieu ou l'amour avait régné. Bien que la guerre finie ils furent plus libres, on les tint à distance et ils feignaient d'être heureux de cette situation alors qu'au fond, meurtris, ils courbaient l'échine.

Maybe there's a God above
Peut-être qu'il y a un Dieu en haut
And all I ever learned from love
Et tout ce que j'ai appris de l'amour
Was how to shoot at someone who outdrew you
Etait comment blesser l'autre avant qu'il ne le fasse

Personne ne pleura, chacun si fier, pourtant lorsqu'il reprit la musique ses accords ne furent que témoins d'une déchirure et ceux qui l'écoutèrent trouvèrent ses accords beaux sans se préoccuper de leur véritable signification. Ils criaient à la hongroise de revenir mais elle n'était pas la pour les entendre, ces accords. Jamais elle n'avait rien montré, elle, si souriante mais elle se souvenait de sa musique à défaut de l'entendre, a défaut de pouvoir courir à cet appel au secours...

And it's not a cry you can hear at night
Et ce n'est pas un sanglot que tu peux entendre la nuit
It's not somebody who's seen the light
Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumière
It's a cold and it's a broken Hallelujah
C'est un Alleluia froid et brisé

Pourtant un jour, leurs regards finirent par se recroiser. Au delà des mots les regards s'exprimèrent et la musique de nouveau naquit sous ses doigts alors que sous leur lèvres unies se formaient de nouveau les anciennes paroles :

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah
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Roderich österreich

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